Oups!

Oups !

La flamme solitaire enfume

Le feu qui éclaire sa plume

L’apathie de l’élan poétique

Danse sur ses mots érotiques

Lorsque l’imaginaire nous tient

Dans le doute la nuit s’abstient

D’embrasser les lueurs de  l’aube

À pas feutrés elle se dérobe

Charef

Tiaret le 03/10/2021

Fusion

La morsure du soleil distrait la mer de la brume qui échappe à son étreinte.
L’écume des vagues roule le tapis rouge pour accueillir les averses des nuages en pleurs.
Sans la pluie et le soleil, point d’arcs en ciel,  point de fleurs.
Charef


« Point de paradis, sans la fusion de deux âmes, dans un baiser d’amour. »  

 George Sand

  

L’Arlequin

Photo du Web

L’Arlequin

Une ribambelle de cœurs découpés

Dans le blanc de tes yeux mouillés

Cède aux bras tendus de l’été 

Vidée de ses pulsions masquées

L’automne remue les braises

De ton antre tenu en laisse

Ton Toi nonchalant va en delà

De l’angle fleuri de ton bras

L’Arlequin poli feint l’amour

Il pose ses lèvres sans détour

Sur le cou de la fée glamour

Un tendre frisson la parcourt

© Charef Berkani

Tiaret le 11/11/2021

William Shakespeare

William Shakespeare


Sonnets Trad. F-V Hugo

Si mon amour n’était qu’un enfant royal, il pourrait être déshérité comme un bâtard de la fortune ; il subirait l’alternative de la faveur et de la fureur du temps, comme les ronces ou comme les fleurs qui s’entassent sous la faucille.

Non, mon amour a été élevé loin de tout accident. Il n’est pas gêné par la pompe souriante, et ne peut tomber sous le souffle du mécontentement servile, dont notre époque semble provoquer chez nous la mode.

Il ne craint pas la politique, cette hérétique, qui ne travaille que sur des contrats de quelques heures : dans les régions supérieures où il se dresse, la chaleur ne peut pas plus le grandir que la pluie le noyer.

Je laisse l’épreuve de ces vicissitudes aux bouffons du temps, dont la mort est un bien et dont la vie n’a été qu’un crime.

vif…

Mes livres et mes mots douceurs.

A vif,

Quand le cœur alangui

Arrache à la chair ses certitudes.

A vif

Quand la nostalgie précède

Les vagues amarrées au récif du bonheur,

Mes rêves cheminent sans répit sur la grève.

Les embruns de la mer distillent les fragrances de l’algue,

Portées par la bruine matinale de l’aube?

Qui pose un rayon sur les lèvres du matin.

Une douce brise m’apporte les senteurs

De l’aube naissante sur mon corps,

dans mon âme engourdie.

 Jouissant de la beauté de l’instant,

mon être n’est plus que volupté.

Hébétée j’avance doucement, entre deux rives

A la moindre percée de son nombre qui fuit .

Roberte Colonel 14/07/2021.

Huile sur toile de Fine Arts Mihai Olteanu

·70 x50 – huile sur toile (détail)

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La cause martyre

54, année de braises

Il détourne d’elle ses lèvres gelées
Pour la cause qu’il vient d’embrasser
Il va remuer sa terre profanée
Porté par les vents de la liberté

7, comme maquis

Sept ans, sur son lit de braises ardentes
Avec ses lèvres givrées, dans l’attente
De l’Homme tombé au champs d’honneur
Une photo d’elle posée sur son cœur


5 juillet, fête de l’indépendance

Le peuple en liesse part en fête
Son enfant près d’elle se gratte la tête
Elle n’a plus que son corps à offrir
Comme son mari tombé en martyr

Charef
Tiaret le 05/07/2021