Pressentiment

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Tu es insaisissable, comme le mal

 Qui remonte la pente en aval.

Ombre furtive du démon de midi,

Qui effleure le miroir brisé de ma vie.

Tu viens puis disparais, sans prévenir.

Je te suis aveugle sans parvenir,

A atteindre tes traces qui reculent,

L’horizon de ma vie, de son but ultime.

Absence présente sympathique.

Je pars à la recherche du triptyque.

Arrêt sur image, flou statique.

Le soleil timide se croise les bras,

Assis sur un nuage qui larmoie,

Sur les pages de mon livre qui se noie.

 

Charef

 

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3 réflexions au sujet de « Pressentiment »

  1. Oh Charef c’est tellement triste et magnifique tout à la fois ! (J’étais en panne de téléphone et d’Internet, d’où mon absence) Je t’embrasse très fort. A bientôt

  2. Gyslaine l’amie fidèle insaisissable…oh non il lui fallait bien un empêchement sérieux pour ne pas donner de ses nouvelles!!! Mon cher Charef je souris à nouveau de vous voir si complice tous les deux. Cependant que ce poème est très beau et en dit long sur votre amitié.
    C’est juste pour savoir et faire ma curieuse « es ce qu’il y avait une ligne rouge infranchissable à cet époque pour Gyslaine » ..où la je sent bien que je vais avoir une méchante réponse de ta part. Mais non mon Charef c’est juste que je suis un peu curieuse c’est ma qualité n’y prends pas ombrage !!! (rire)

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