Premier baiser

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Je suivais, nu-pieds, le sentier sinueux
Qui longeait la falaise des amoureux
Il menait à la plage jonchée de clovisse
La ville s’éloignait de plus en plus
Le rivage au fur et à mesure
Sur fond de paysage bleu azur
S’approchait à vive allure
La mer semblait fascinée
Par les grains de sable doré
J’étais la négation du verbe être
De l’enfant ou de l’ homme peut être
Le soleil n’était pas très haut
Il était encore trop tôt
Sur le bord de l’eau, la fraicheur
Effaçait les traces de l’hiver
Le soleil suicidaire frôlait la terre
Prêt à plonger dans la mer
Sur la plage nue désertée,
Une femme très belle ramassait
Ses cheveux rebelles dispersés
Pétulante de forme et de sensualité
Avec une peau de pêche mouchetée
Dans une robe très ajustée
Souriante elle m’avait invité
De venir près d’elle, de l’approcher
Le sable sur fond de mer tournoyait
Les mousses blanches trainaient
Sous nos pieds entrecroisés
Un phoque solitaire nous regardait
La tenant dos contre moi bien serrée
Elle m’enlaça et m’offrit un baiser
J’ai posé mes lèvres sur son bout du nez
Je crus que la terre avait tremblé
Je fuyais vers la mer. Déchainé
Je me jetai dans l’eau tout habillé
Je m’adressais au soleil en murmurant
Tout est parfait, je peux être son amant
Je sortais de l’eau et de ma pensée
Pour reprendre le chemin
Que traverse ma nuit de gamin
Jusqu’aux premières lueurs du matin
Je restais seul sur le rivage
Face à la beauté du paysage
Envouté par un ciel sans nuage
Charef

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6 réflexions au sujet de « Premier baiser »

  1. En faite tu n’étais pas si sage que cela, mais tu avais l’âge de tes premiers frissons pour une femme très belle à la peau mouchetée.
    Je rejoint Gyslaine, moi aussi j’ai ressenti certains passage comme réel.
    Bon après midi Charef..

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