Cailloux

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Cailloux

Approcher un soir de mélancolie
De l’âtre enfumée sa tête brouillée
Pour sécher ses arguments mouillés
Par l’apesanteur des plis de son lit

Le téléphone soudain retentit
Vite, vite un village enseveli
S’affole à la tombée de la nuit
Inondé par des averses de pluie

Les étoiles épient les nuages
La lune butte sur un gros orage
Il tourne le dos aux rivages
Sa pioche comme unique bagage

L’eau impressionnée s’enfuit
Et épouse le corps d’une crevasse
Pour dégager la voie pleine de vase
Suites ininterrompues de taudis

Il souffle sur la braise nourrie
Au sang chaud de ses veines qui suintent
Lézardes de son cœur qui pointe
Les jours et les années sans répit

Essoufflé il se prend par la main
Aspiré par la spirale du temps
Pour le royaume des morts vivants
Des blouses blanches en déclin

Que fait ce caillou dans votre cœur
De grâce arrêtez de gémir
Pourquoi l’avoir laissé grossir
Pour n’aimer que votre labeur

Deux cachets le matin, un à minuit
A prendre illico sans préavis
Allez vite profiter de la vie
Dans la nuit tous les chats sont gris

Sa femme aigrie le prend pour cible
Pour déverser sur lui ses sarcasmes
Lui qui n’a que sa bonté pour arme
Investi de missions impossibles

Charef

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5 réflexions au sujet de « Cailloux »

  1. Oh! charef j’ai bien compris qu’il s’agit de toi et de ton coeur ce vilain cailloux qui a failli t’enlever la vie. J’ai parlé sur un billet de mon petit coeur malade mais en d’autre termes!
    Amitié Charef

    1. Oui, tu as tout deviné.  » J’ai parlé sur un billet de mon petit cœur » J’aime bien ton allusion au petit cœur. Bisous Roberte

      1. Tu ne l’a pas lu ce billet où je parlais de mon petit coeur? Je voulais dé dramatisé l’incident cardiaque. Bien sûre mon (petit) coeur je sais a quoi tu penses!!! (rire)

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