Liberté

2016 - 1
Le temps qui passe laisse des traces. La rouille a rongé  les grilles
de ma prison. Durant ces longues années où j’ai songé à m’évader, elle
a été ma meilleure amie. Silencieuse mais efficace, elle a conquis le
cœur dur de la pierre transformée en fer.  Elle l’a enveloppé de son
manteau aux couleurs de l’automne. Patiente, elle a pris le temps
nécessaire pour transformer le fer en poussière et me libérer de ces
murailles de pierres.
 Elle partageait  mes longues nuits solitaires, rongé par le souvenir
de toi.  A mesure que le temps passait ma carapace s’était effilochée.
Ni le froid de l’hiver, ni la chaleur de l’été, ni les vents
d’automne, n’ont pu effacer ton souvenir.
Je n’ai pas cessé de renifler les fleurs sauvages à la recherche de
ton odeur. Leurs pétales écarlates s’ouvraient sous les reflets de la
lune blafarde. Mais elles n’avaient pas la saveur de tes baisers  ni
la chaleur généreuse de tes seins.

Charef

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9 réflexions au sujet de « Liberté »

    1. Oui. N’est pas Roi qui veut. Est Roi qui peut. Le faux bourdon est enfin heureux de pouvoir avoir le privilège d’approcher sa reine. L’attente fut longue, très longue.
      merci beaucoup francis

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