Alain Bashung

poèmes parfois

 

Cet été, pendant un long trajet en voiture, j’ai écouté une émission consacrée à Alain Bashung. Dans ce dernier épisode d’une série, il s’agissait d’évoquer les deux dernières années du chanteur, malade d’un cancer des poumons. Durant cette période,  une grande créativité, une longue tournée, non pas d’adieux mais de combat, se superposaient et même s’enchevêtraient avec des protocoles de soins de plus en plus pénibles. Tous les témoins de l’émission (collaborateurs, ami(e)s et compagnes), avec une émotion toujours vive, dix ans après la mort du chanteur, racontaient l’intensité et la générosité incroyables qui émanait de l’artiste. La plus touchante de tous était Chloé Mons, la dernière épouse d’Alain Bashung, elle-même chanteuse. C’est d’ailleurs ses mots qui m’ont inspiré le début du poème.

La maladie d’Alain Bashung

Pendant deux ans
on a niqué la mort
intensément

de la nuit au jour,
de chimio en chimio
thérapie de l’aube

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