Nostalgie

fkm

 

Peut on faire l’amour avec des lunettes? impensable.

Peut on habiter un château de sable? improbable.

Peut on fermer son cœur à l’amour? regrettable.

La raison n’a nul besoin de relais

 Quand on fait l’amour on ferme les yeux.  Nos sens sont à fleur de peau et notre esprit n’a nul besoin de voir pour croire . C’est la raison pour laquelle on n’a pas besoin de lunettes pour faire l’amour. Comme il est impensable de faire l’amour costumé ou endimanché,  protégé par le masque approprié du maquillage bariolé .

 L’amour a besoin d’un espace charnel.  Il a besoin de voir des yeux verts révulsés et le contact de la texture des  lèvres et de  la douceur satiné du cou sur lequel quelques gouttes de parfum  enivrant y ont été déposées. L’amour avec des lunettes c’est comme l’amour à bicyclette.

 En poésie les lunettes sont indispensables pour écrire sur l’amour et le partager avec des mots. Les phantasmes sont transmis aux doigts qui pianotent sur le clavier l’hymne à l’amour. Les lunettes sont indispensables pour discerner sur l’écran les messages d’amour transmis. L’amant n’a pas besoins de voir le vert émeraude des yeux.  L’agencement des mots suppléera au regard des yeux dans les yeux.  C’est la raison pour laquelle à l’instar de la photo les lunettes ne formeront plus d’écran ni d’obstacle pour profiter de la beauté qui s’offre en version texto.

On est loin, très loin des phantasmes que nous inspiraient l’histoire d’Ô. On n’avait que le livre en format de poche et le cinéma pour embellir notre quotidien. L’internet a révolutionné nos relations..

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Qui  ne connait pas l’histoire d’Ô

ne connait pas la vie de château

on est devenu accro

seul ou a deux dans le métro

au cinéma c’était plus beau

elle était jeune elle était belle

elle répondait à ses appels

attentive à ses moindres pulsions

sa prison transformée en passion

les années ont succédé aux années

l’étoile scintillante par le passé

s’est avec le temps consumée

les vents violents des hivers

ont sculpté dans sa chaire

des alluvions aux eaux claires

qui perlent sur son front en sueur

prémices d’une fin avant l’heure

de l’histoire d’Ô

qui file  au fil de l’eau

Charef

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7 réflexions au sujet de « Nostalgie »

    1. Je ne peux rien te cacher. La fin d’un mal entendu sûrement. Comme tu l’avais dit dans l’un de tes commentaires la patience a ses limites et le temps file. . .

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