Aïe…

Après l’explosion du printemps arabe c’est l’éclosion de la déraison.Une migration sauvage de sachets en plastique, conséquence des retombées néfastes du pétrodollar qui tombe en désuétude.

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 En me levant du bon pied j’ai écrasé les mauvaises idées qui me traversaient l’esprit. Comme tous les matins le soleil s’était invité dans ma chambre. J’étais décidé à effacer cette vilaine image de l’arbre profané que j’avais croisé hier matin. Je me devais de débarrasser mon jardin des sachets dispersés dans le ciel par une bourrasque des vents du sud qui a balayé la cité. J’avais vu la veille les bourgeons qui s’étaient refermés sur eux même pour se préserver de cette vague de chaleur inattendue. Il fallait que je me lève. J’ai passé le relais sur l’autre rive de la méditerranée  pour que mes amis profitent de cette belle journée : un portrait de l’astre doré qui avait inondé de lumière mon matin printanier.

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 Les oiseaux chantaient leur hymne à la vie. Une brise légère ramenait dans son sillage les senteurs que pistaient les abeilles pour récolter la primeur du pollen, et officiaient les plaisir de l’amour.  A ma grande surprise en ouvrant mes volets j’ai découvert la floraison de mon prunier que je me suis dépêché de prendre en photo. Ah ce qu’il était beau et majestueux dans son costume marron parsemé de fleurs blanches. Il a su se préserver pour offrir à ma vue ce qu’il avait de meilleure pour remplir mon cœur de joie. Regardez et jugez par vous-même. Un scoop à ne pas manquer, pour effacer l’image désastreuse de la veille, des branches du jeune plant souillé.

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 J’ai ouvert ma boite émail. Tous mes amis devaient en profiter. Empressé Je commençais à lire les messages reçus. Hier au soir j’avais commenté un article ou je faisais l’éloge de deux danseuses renommées. Alexandra Streliski et Polina Semionova
« Beauté du corps, libération du mouvement, rythme intérieur qui nous entraine au delà des limites du temps…présent.. La danse est l’expression de la possible évasion du quotidien. »
Le téléphone vibre . Je reçois un message qui me scie les jambes , freine mon entrain et efface ma bonne humeur. Tout avait si bien commencé pourtant. C’est quand on s’y attend le moins qu’une tuile vous tombe sur la tète . Mon commentaire a été dénaturé et sali. Jugez par vous même sa teneur.
 « Beauté des sachets, libération du mouvement de la main, rythme intérieur des ordures qui nous entrainent au-delà des limites du temps…présent. La danse des sacs poubelles est l’expression de la possible évasion des détritus du quotidien de la bêtise humaine ».
Je n’ai pas pour habitude d’appliquer la loi du talion. Sauf que je ne tend jamais la joue gauche quand je reçois une gifle sur la joue droite. Certaines âmes, que Dieu leur pardonne, cultivent l’art de transformer ce qui est beau, en pâle copie couverte d’oripeaux.
Charef

 

 

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14 réflexions au sujet de « Aïe… »

  1. Salir moralement ne lui étant pas suffisant, l’homme a besoin de montrer son acharnement destructeur à l’endroit de tous les signes de beauté qui l’environnent……au nom des préceptes de sauvegarde qu’il proclame, la Nature est sa cible préférée.
    Bonne journée quand même Charef.

  2. mon prunier aussi est en fleurs, ne retiens que les belles images, essayons de convaincre les gens de respecter un peu plus tout ce qui les entoure, ça n’est pas évident, beaucoup sont sourds…

      1. Comme ça a sauté une page, je continue ici : l’Attantique s’étant remis aux boules, il cherche apparement à tirer plus qu’à pointer, donc un temps à éclipse. Faudra faire avec. Merci Suzanne.

  3. Je ne trouve pas que ce commentaire soit dénaturé. Quand il parle de la bêtise humaine je suis d’accord, car il faut vraiment que nous soyons stupides pour ainsi dénaturer notre « mère nature ». Boussa et bonne journée Charef 🙂

    1. Bonsoir Gys. Exacte, le commentaire intégré au sujet n’a pas été dénaturé. Mais je persiste et je signe son auteur avait une arrière pensée.
      Que penserais tu de ta femme de ménage qui aurait essuyé le parquet avec ta robe de soirée alors que dans le débarras elle disposait d’un stock de serpillières. Boussa Gys. Bon dimanche.

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