Feuille jaunie

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   En faisant le ménage dans ma boite d’archive j’ai retrouvé une feuille jaunie qui a survécu à l’été et aux vents d’automne. Je n’ai pas résisté à la tentation d’en faire un article.
      Dès mon arrivée à Valras-Plage j’avais  occupé un logement dans une résidence de rêve que Roberte Colonel avait mis à ma disposition pour rendre mon séjour plus  agréable. Elle m’avait invité pour l’accompagner au Salon International du Livre de Mazamet, en Mai 2017, pour dédicacer sa nouvelle, « Passion sur Internet ». C’était mon premier salon et ma première contribution à l’écriture à quatre mains.
      Sitôt installé j’ai été  impressionné par l’accueil qui m’avait été réservé par Roger son époux et son fils aîné Mario. J’ai eu le loisir de rencontrer de nouveau son second fils Emmanuel le jour du déroulement du salon. Une famille conviviale et chaleureuse que je salue au passage.
       Dans la foulée Roberte m’avait invité à faire une reconnaissance des lieux. Nous avions suivi l’itinéraire qu’elle empruntait quotidiennement pour se ressourcer. On a longé le dernier bras de l’Orbe qui allait se confondre avec les eaux de notre mer commune : la méditerrané.
      Je me posais des questions sur le silence qui enveloppait les rues et la place de cette paisible ville.     Dans mon pays le soleil omniprésent invitait les gens à sortir de leurs demeures pour occuper les espaces publics. Une nuée d’enfants se fondait au décors  dans un chassé croisé ininterrompu,  ponctué par l’agitation des adultes qui communiquaient par de grands gestes  et haussaient le ton  de leur voix dans un duel sans fin, pour impressionner leur monde étroit.
     Je ne me lassais pas  d’écouter l’accent provençal  d’une voisine de Roberte que nous avions croisée sur notre chemin. Elle allait chercher son pain à la boulangerie du coin.  Les intonations de sa voix, comme une douce mélodie, caressaient mon oreille attentive à la richesse de cette langue qui avait accompagné mon enfance à travers les films de Marcel Pagnol  et la lecture des ‘Lettres de mon moulin » d’Alphonse d’Audet.
     Nous nous étions attablés sur la terrasse d’un café  qui faisait face à la plage. Les traces récentes de nos pas sur le sable étaient encore visibles. Alors qu’on sirotait notre café , notre roman déposé, « Equinoxe », s’invitait à notre discussion sur nos projets d’écriture.
      Depuis le temps beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et ce roman a été édité  le 31 Janvier 2017 à la maison d’édition Ed2A.
 
Charef
Tiaret le 25 Mars 2018

 

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11 réflexions au sujet de « Feuille jaunie »

  1. Une feuille jaunie archivée un joli souvenir de ton passage dans notre chez nous.
    Que d’eau à coulé depuis puisque nous en sommes à dédicacer notre livre Equinoxe qui depuis ta venue à su trouver le coeur de nos lecteurs
    Bisous Charef

  2. De beaux souvenirs qu’il faut garder précieusement dans notre cœur
    Les ressortir aide aussi à penser à ces moments sublimes d’amitié
    Prendre ces petits bonheurs fait que la nostalgie demeure malgré les frontières
    Beau billet
    Amitié

  3. C’est un plaisir de te lire Charef
    De partager ton passage de l’autre côté de cette mer que tu aimes
    De ces souvenirs, de ces bons moments que tu garderas
    Tu ne les oublieras pas, tout comme pour moi «  »Équinoxe » »

    Amicalement je te souhaite un bon week-end
    Georges

    1. Tes appréciations Georges sont toujours les bienvenues parce que empruntes de sincérité. Équinoxe est le fruit d’une amitié exceptionnelle et d’une écriture à quatre mains difficile à réaliser mais la volonté de transformer le rêve en réalité a pris le dessus. Bon week-end à toi.

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