Pas de fumée sans feu

Pas de fumée sans feu

Aussi longtemps que tu m’aimeras
L’amour qui m’anime survivra
Sur tes ailes aux teintes bariolées
Don du ciel, un sourire est né
La flamme qui s’émerveille
Illumine mon aquarelle
Pas de fumée sans feu
Éloigne-toi un peu

Copyright©2022 Charef Berkani
Illustration : peinture acrylique sur toile de Haby Kouidri

Fleur de roseau

Illustration : peinture acrylique sur toile de Haby Kouidri

Fleur de roseau

Telle L’écharpe rouge tu souris
Aux perles témoins de tes ennuis
À pleines dents tu croques la vie
Tu emboites le pas à tes nuits

La fleur de roseau charme les cœurs
Avec ses arômes extraordinaires
Elle attise un immense feu d’ardeur
Dans une immensité de douceur

Le soupir langoureux du roseau
Compose avec l’eau en vase clos
Une complainte sur l’air du temps
Des moissons à la belle saison

Copyright©2022 Charef Berkani

Rêverie

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Rêverie
La rivière somnole dans son lit.
Le reflet sur l’eau de l’image,
De l’orage couvé par les nuages,
Assombrit le ciel qui s’ennuie.

Éclosion des bourgeons au printemps.
Les mots s’effeuillent en toute saison.
Sur les lèvres d’une bouche généreuse,
Coule la sève d’une fée mystérieuse.

Éphémère liaison d’un jour
De deux âmes portées par le vent
L’Éphéméride loue la passion
Du temps capricieux sans détour

Copyright©2022 Charef Berkani

La morte-saison

La morte-saison

Quand la passion en morte-saison
Ravive le feu sacré du temps
L’excitation du cœur palpitant
Ranime la flamme à tout instant

Je courtise tes yeux qui regardent
L’oiseau en cage qui s’impatiente
Au moment où le soleil s’attarde
À défaire les brumes de l’attente

Rempli de tendresse et de grâce
Ton visage s’éclaire plein de douceur
Quand impatiente tu brises la glace
Tu exaltes la fièvre des grandeurs

Copyright©2022 Charef Berkani

Évocation…

Photo Pinterest

Évocation…

Il suffit d’un regard posé
Pour que les mots s’envolent
Essaim sauvage de paroles
À l’escale de l’Erg arrimé

Naufrage de l’arche de Noé
Au-delà d’une nuit passionnelle
Elle et moi deux mats dressés
À l’abri du regard du soleil

Copyright©2022 Charef Berkani

L’éclaircie

Image Pinterest

L’éclaircie

Lueur du jour aux reflets éclatants
Chaude tu combles le cœur de ferveur
Du levant au couchant tu te répands
Le printemps se pare de ses couleurs

Joli sanctuaire habillé d’argent et d’or
Sous le regard crédule des âmes sensibles
Tombe le voile sur tes merveilleux trésors
Le silence s’approprie ces moments paisibles

Désir d’espace dans ces moments de non dits
Croire au mirage à l’espoir aux saisons
Perché sur la branche l’oiseau construit son nid
Heureux il fredonne une sublime chanson

Copyright©2022 Charef Berkani

Cœur en délire

Cœur en délire

Ta maison bombardée, les deux bras en avant,
Tu as fui ta ville, ton pays de bonne heure.
L’occident s’agenouille face à tes malheurs,
Et tu pleures mon frère, tremblant d’émotion.

Cette humanité qui te traite en hôte,
Qui t’offre un fabuleux, prodigieux accueil,
Rejette la misère du monde sous ses bottes.

Slave tu portes le charme de ta race.
Tu as les yeux bleus, le regard plein de grâce.

Qui effacera tes peines et tes regrets ?

Copyright©2022 Charef Berkaniui

La  » schaltinienne  » forme d’écrit que je viens de découvrir. Poème inspiré du texte de Ahmed Hanifi

Ma solitude

Photo de Khoa Vu00f5 sur Pexels.com

Ma solitude, je te suis fidèle
Je ne sais plus quoi faire de ma vie
Te retrouver est ma seule envie
Pour conclure notre lune de miel

Mon rêve tout plaquer et partir loin
Pour abandonner ce maudit coin
Où se bousculent les ans en vain
J’aimerais rire de tout et de rien

Fatigué de me torturer l’esprit
Je veux avancer à contre temps
Être une étoile au firmament
Dans le sombre secret de ma nuit

Faire sauter les verrous de l’espoir
Livrés aux seuls caprices du vent
Ouvrir les frontières des nations
Briser le secret des boites noires

Copyright©2022 Charef Berkani

Pensée…

Pensée…

Tu tires sans adieux ta révérence.
Tu prives le monde de ta présence.
Les larmes aux yeux je prie pour toi.
Vaine communion, une dernière fois.

Nous avons suçoté le même sein.
Nous avons mangé le même pain.
Nous avons adoré à fond la vie.
Mon chagrin se noie dans l’oubli

Nous partagions le même pays,
Gloire à nos martyrs, l’Algérie.
La vie s’écoule comme une rivière,
Allongée sur son lit de pierre.

Il nous reste ces fragments de temps,
Les parfums d’un doux printemps,
Un creux de vague, une illusion,
La présence d’un soleil rayonnant.

Copyright©2022Charef Berkani