Je ne t’aime pas…

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Je ne t’aime pas
Qu’elle est belle cette expression
Pleine de passion au gré des vents
Un cri du cœur pour briser
La glace du silence emmuré

Je ne t’aime pas
L’amour est sentiments où nulle raison
Ne vient s’interposer en toutes saisons
C’est un feu grisant et émouvant
Une osmose qui a deux se conjuguant

Je ne t’aime pas
Quand ton écriture déclame
Tes maux pleins d’amalgames
Tu prends un malin plaisir
A taire tous mes sourires

Je ne t’aime pas
Tes mots si insidieux me calment
Et là quand tu me déclares ta flamme
Me voici bien désemparée
Et ne sais plus que penser

Je ne t »aime pas
Aveuglé par l’ombre de l’éclipse
Je cherche ma voie à tâtons
Dans l’espoir que ce ne soit une apocalypse
Et que vive un chemin au doux ton

Copyright©2022
Duo écrit par Sybilla Keller et Charef Berkani
Le 29/01/2022

Qui vivra verra…

La rosée matinale verse ses larmes
sur les marguerites du jardin.
Ce sont des fleurs pleines de charme,
qui poussent toutes droites au petit matin.

Toutes couronnées de blancheur,
innocence auréolée de candeur,
elles se font si belles… pour elles.
Elles se conjuguent au naturel.

Lorsque curieusement on leur demande,
de ne pas faire mystère de nos attentes…
Je t’aime, un peu, beaucoup,
passionnément, pas du tout !

Rayonnantes de fraîcheur elles vous répondent …
Je t’aime, un peu, beaucoup,
Passionnément, pas du tout !
Qui vivra verra, les limites de sa faconde

Charef
Tiaret le 13/01/2022

Journal intime 9

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Revanche

Revanche

Pages blanches,
pages chiffonnées,
ou pages déchirées,
les souvenirs prennent leur revanche

.
Elle a bu ses mots d’amour,
en écoutant la mer chanter,
avant que l’aurore du jour
ne vienne tout effacer.

Elle a vécu des nuits torrides
ou son corps était fleurs.
Son cœur rempli de vide
ne rêvait que d’êtres ailleurs.

Du septième ciel précaire
qui s’efface avec l’âge;
des amours si éphémères
dont elle a déchiré les pages.

Dans sa tour d’ivoire,
dans ses secrets inavoués,
elle garde toujours en mémoire
les promesses d’un si bel été

R&C
Le 22 juin 2016

Journal intime 8

Gorges

Je t’envoie toutes ces images
Je serai ton roi mage
J’ai pris mon bâton de pèlerin
Mon vieux sac une galette de pain
De l’eau plate à défaut de vin
Pour éparpiller tous mes chagrins
À la croisée des grands chemins
Sous le ciel grisonnant du matin
Je fuis les aléas du destin
Les feuilles jaunies s’amoncellent
Au fond de l’escarcelle pèle-mêle

Je brave la colère du ciel
Boudé ce matin par le soleil
Aux couleurs de feu écarlate
Un arbre surgit à ma droite
Il m’offre la magie des primeurs
De ses fruits gorgés de lumière
Un vent venu de nulle part ailleurs

Charef
Février 2008

Journal intime 7

Larmes

Les larmes ne sont pas que tristesse.
Les larmes sont parfois bonheur.
Elles lavent les plaies, les doutes
et les peurs d’autres époques.
Elles éclairent le regard
et le rendent plus brillant.
Les larmes font d’elle une vivante.
Il n’y avait pas d’amour
plus pur que le leur.
Comme autant de morceaux d’une vie
parce qu’il faut un jour ou l’autre,
épeler le jour,

comme on égrène un chapelet
pour se souvenir des châteaux de sable
de son amour trop tôt disparu…

R&C

Février 2008

Journal intime 6

Lumière

Il a été la chercher dans cette nuit noire.
Il a frappé aux portes de son cœur.
Tout était sombre.
Il lui avait demandé pourquoi
avait-elle éteint les lumières ?
Pourquoi avait-elle fermé les yeux
dans les limites de l’infini
de son absence et de son errance
dans lesquelles elle se noyait ?
Elle a perdu les réflexes de ses nuits.
Elle ne déchiffrait plus les codes
auxquels elle était habituée.

R&C

Le 23/05/2016

Journal intime 5

tableau Nature’s Embrace de Joséphine Wall

Génèse

Il avait ce regard fragile plein de rage mais aussi de douceur, il surfait sur son esprit vagabond.
Il était l’image de mes pensées, un éclat de mystère parsemé par le vent. Il était l’ancien, le neuf et l’avenir, avec ses grands yeux ouverts.
Vif, il disait tout à travers ses pupilles qui lançaient des reflets comme le miroir de mon âme.
Il sentait bon l’air frais du renouveau.
Ses lèvres rouges s’étendaient en un large sourire exotique, s’imprimant dans le présent.
Il transpirait de sa voix des notes suaves, l’appel d’une sauvagerie délicate qui n’a de place qu’entre ses bras.
Il était la mer du lointain, je m’y perdais rien qu’à l’écouter.
Dans ses silences, il régnait les refrains d’un passé qui n’appartenait qu’à lui.
Il était un mirage, un rêve, un autre monde.
Il était un passage, un tableau impressionniste, le fond d’un paysage qui inspire les peintres.
Nous étions perdus, là, dans une immensité perfide, celle d’un bonheur mûr mais conscient. Nous restions une seconde, un court instant, entre les cieux et le vide.

Nous partagions des rires fous, encouragés par notre insouciance de l’après.
Mais l’après nous semblait si loin, quel désert aurions nous encore à traverser
avant de nous rejoindre dans cet autre monde que nous voulions fait d’amour.

R&C

le 06 Jan. 2018