Journal intime 4

La nuit

Désirs bouillonnants assouvis
De nos deux corps frissonnants…
Dans l’inouï…
Il y a toi et toi et moi à l’unisson.
Deux cœurs dans l’incendie,
Font de notre vie paisible un ouragan,
Ils laissent nos deux corps en fusion.
Quand nos lèvres se cherchent,
Le bonheur absolu nous inonde.
Tout au creux de nos bras,
L’amour nous rassemble,

R&C
le 26/05/2016

Journal intime 3

Prinntemps

Au printemps les bourgeons renaissent verts de beauté.

L’amour très vite nous emporte

 Dans les jardins des désirs secrets.

 De poètes rêveurs nous devinrent fantasques.

 Tous deux, seuls, notre amour est notre seule vérité.

Les oiseaux chantent pour nous à tue-tête.

On dirait que tous les jours c’est fête.

 Dans notre jardin fleuri,

Des désirs naissent dans le secret de l’absence,

 De nos nuits troublées par cet appel sans cris.

R&C

Le 19/04/2017

Journal intime 2

Photo de Tyler Lastovich sur Pexels.com
L’été

‌‌La mer s’écoule dans l’horizon enflammé

Et dans la tristesse de mon âme.

 Je regarde le vent tourner,

Et les navires solitaires s’éloigner.

Je cherche mes pages d’amour

Elles se sont envolées un jour d’été.
J’ai besoin des merveilles,

J’ai besoin du soleil,

J’ai besoin que tu reviennes

Briller à mes cotés toi mon soleil.

Mes lettres, ce n’était que quelques lettres,

 Des mots, juste de tendres chimères

Écrites un jour où il faisait si gris.
Mon âme en manque, démunie,

Un cri perdu dans la nuit étoilée,

Toutes mes pages d’amour,

Je les ais laissées partir pour toujours,

Toutes ces pages d’amour que j’ai écrites.

Elles dérivent sur la mer

Portées par les vagues

Avec l’espoir qu’un jour elles te rejoignent,

Au bout de ton océan d’espoir,

Au bout de ta mer de fortune.

R&C

Vendredi le 16 février 2018

Journal intime

Un hymne à la lune qui pousse toujours l’être humain et certainement encore plus le poète à vouloir percer ses secrets, ses mystères, et sa beauté qui nous captive tous.
Elle est l’intouchable qui nous accompagne, qui écoute nos plaintes et soigne nos troubles.
Elle est ce rai de lumière sur lequel il fait parfois bon de se perdre et qui, d’autre fois nous aide à retrouver notre chemin…
Un poème tout en émotion.

Charef

Lune de miel

Je suis foudroyée par tes histoires qui me fascinent.
Tu es un messager de l’inconnu.
Il y à dans nos échanges un fleuve de béatitude inconnue
Et des remous imprécis dans lesquels nous nous dessinons.
A l’encre et au fusain.
Enfoncés dans le papier, étalés entre les lignes.
Nous devenons indélébiles et nous rêvons ce moment.
Tu es cette poussière rebelle qui brille au fond des flaques,
Ce grain de sable échappé d’un désert lointain.
Je parcours les étoiles et tu es un mirage au fond d’un instant.
Oasis inopiné, tu remplis ma jarre d’eau
Alors qu’entre nos écrits se dresse un mur d’impossible à conquérir.
Tu es mon sortilège, ma drogue au quotidien.
Tu as le goût de l’improbable et d’un vent dément qui lève les cheveux.
Tu as des étincelles bien cachées que je perçois dans tes chuchotements.
Les années défilent, s’égrainent autour d’un chapelet de minutes
Qui paraissent des éternités.
Il est si bon ce trouble de la folie pure et secrète dont nous n’avons pas idée.
Cette énergie, cette force qui nous construit et qu’un jour nous perdrons.
Mais sans savoir pourquoi, toujours nous sommes sur le même chemin…

R&C
le 6 janv. 2018

Modelage

Modelage

Rassuré de pouvoir tout pardonner
Le ciel laisse place à la vérité
Celle qui cherche le sens caché
A peine perceptible de notre réalité

Le rêve se substitue à la vie
Surpris par nos passions en folie
Il partage nos nuits sans répit
Douces et tendres pleines de nostalgie

Le sentier couvert d’ombre et de fleurs
Se souvient de ce couple éphémère
Pétri dans la glaise qui frémit de bonheur
Sous le feu d’un baiser qui embrase les cœurs

Charef
Tiaret le 12/11/2021

Copyright© 2021 Charef Berkani

Oups!

Oups !

La flamme solitaire enfume

Le feu qui éclaire sa plume

L’apathie de l’élan poétique

Danse sur ses mots érotiques

Lorsque l’imaginaire nous tient

Dans le doute la nuit s’abstient

D’embrasser les lueurs de  l’aube

À pas feutrés elle se dérobe

Charef

Tiaret le 03/10/2021

Fusion

La morsure du soleil distrait la mer de la brume qui échappe à son étreinte.
L’écume des vagues roule le tapis rouge pour accueillir les averses des nuages en pleurs.
Sans la pluie et le soleil, point d’arcs en ciel,  point de fleurs.
Charef


« Point de paradis, sans la fusion de deux âmes, dans un baiser d’amour. »  

 George Sand